Pourquoi ce blog

Bonjour et bienvenue sur mon blog mutuelliste.

Ce blog traite avant tout d’anthropologie économique (voire d’anthropologie au sens plus large) ainsi que d’économie politique (et accessoirement d’actualité politique). Ce blog est un outil pour développer mes thèses d’anthropologie économique, et pour concevoir des alternatives économiques à la société industrielle et capitaliste. J’y développe une philosophie néo-primitiviste, individualiste anarchiste, et mutualiste libertaire.

Une philosophie, deux blogs :

J’ai développé une philosophie globale et cohérente, basée sur la non-intervention (tant au niveau agraire qu’au niveau économique ou politique), et si j’ai choisi de faire deux blogs, l’un qui s’intéresse à la décroissance, la permaculture, et la transition énergétique, et l’autre qui s’intéresse à l’anthropologie économique et l’économie politique, ce n’est pas le résultat d’une schizophrénie philosophique qui me pousserait à développer deux philosophies différentes en parallèle, mais plutôt pour distinguer mes réflexions théoriques de mes expérimentations pratiques. Pourtant il est évident que ces deux domaines sont liés, que mes expérimentations ont pour but de mettre en pratique mes théories, et que mes théories sont élaborées à partir d’observations et de constatations pratiques résultant de mes expérimentations. Simplement, il ne s’agit de rien de plus, en créant ce deuxième blog, que d’augmenter la lisibilité de ma « philosophie pratique ».

Et puis, tout le monde n’a pas les mêmes centres d’intérêts que moi, et ceux qui s’intéressent à la manière dont je cultive mon jardin ou aux bricolages que je fais pour diminuer ma consommation énergétique, ne s’intéressent pas forcément à la transition paléolithique/néolithique, ni au fonctionnement d’une monnaie alternative. Aussi, pour ceux que la permaculture, la décroissance ou la transition énergétique intéresse, vous pouvez visiter mon autre blog, graine de flibuste.

Néo-primitiviste :

L’humain a vécu la majeure partie de son histoire dans des tribus de chasseurs/cueilleurs (ou de récolteurs), dans des groupes de quelques dizaines d’individus seulement, chaque tribu disposant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de kilomètres carrés de territoire quasiment sauvage. Homo sapiens existe depuis au moins deux cent mille ans, et ce n’est que depuis 11 à 12 000 ans qu’il a développé l’agriculture et la domestication animale, soit 0.5 % de son histoire. Et si les villes et les cités existent depuis plus de 8000 ans, ce n’est que très récemment, après l’an 2000 après Jésus Christ, que plus d’un humain sur deux est citadin.

En conséquence, si nous voulons étudier le fonctionnement de l’humain actuel, il nous faut le remettre dans le contexte des 95.5 % de son histoire dans un mode de vie tribal et récolteur, et des 99.995 % de son histoire en tant que rural. Et si nous voulons développer des alternatives et des méthodes d’organisation sociales bénéfiques pour l’humain, il nous faut le faire en respectant le passé évolutif de celui-ci, en adaptant le fonctionnement humain ancestral, à la vie moderne et aux conditions actuelles et à venir.

Ainsi, même dans la société moderne, les individus ont systématiquement tendance à constituer des clans, des tribus de quelques individus, qui se regroupent et se cooptent de manière affinitaire, constituées de membres qui coopèrent entre eux de manière préférentielle, et qui s’assurent, même tacitement et inconsciemment, une protection mutuelle et une rivalité réciproque limitée. Il n’y a qu’à cette échelle que les groupes humains soient homogènes, et c’est à cette échelle qu’il nous faudra organiser les groupes humains, et non pas à l’échelle d’un état ou d’une nation, dont les incapacités proviennent justement de ce fonctionnement humain « tribal ».

Individualiste anarchiste :

Si justement on compare les humains aux autres espèces animales, et qu’on les considère dans ce qu’ils ont été au cours de la plus grande partie de leur histoire, on s’aperçoit tout d’abord que leur fonctionnement est individualiste, puisque l’humain est un animal sexué, et non social comme le sont les fourmis, les abeilles ou les termites, qui elles sont asexuées. Par son fonctionnement sexué, l’individu humain tendra toujours à se distinguer en tant qu’individu, à se singulariser pour tenter au mieux de séduire des partenaires pour la reproduction, et de se perpétuer individuellement. En ce sens, même les comportements sociaux humains sont des comportements qui ne sont socialisés que parce que l’individu en tire un bénéfice : il tire partie de la vie en société pour son propre compte, et non pour la société elle-même ou pour le « bien commun ».

La seule valeur humaine est donc l’individu (même le droit est une valeur subjective), le Moi égoïste, l’Unique en soi (et non l’individu en tant que concept, en tant qu’Humain ; ni aucun autre concept d’ailleurs), qui ne coopère avec ses semblables que dans son propre intérêt. En cela, aucune société ne doit prévaloir aux individus qui la constituent, autrement elle ne bénéficiera jamais à l’ensemble de ses membres, mais uniquement à ceux qui la gouvernent. La seule organisation sociale possiblement bénéfique à l’humain est donc l’association, d’adhésion volontaire (et donc avec la possibilité de s’en désengager à tout moment). L’association est le résultat d’une conjonction de volontés individuelles ; son utilité réside dans le moyen qu’elle représente pour chacun de satisfaire ses intérêts personnels.

Néanmoins, ces associations étant libres d’adhésion, leur fonctionnement pourrait être coopératif ou hiérarchisé, du moment que les individus y adhèrent en connaissance de cause, qu’ils acceptent de s’y plier volontairement, et qu’ils peuvent s’en désengager à tout moment. En ce sens, je suis également un défenseur du panarchisme, c’est-à-dire d’un état de fait où tous les systèmes économiques et sociaux, de toutes tailles et de tous types, pourraient cohabiter, du moment que les individus seraient libres d’adhérer à l’un ou à l’autre de ces systèmes, ou de n’adhérer à aucun d’entre eux.

Mutualiste libertaire :

Les moyens d’action que je développe sont donc évidemment individuels, ou associatifs. Je rejette également toute forme de révolution sociale, qui serait à la fois illusoire dans sa mise en place (idéal commun), du fait de la nature individualiste des humains, et contre-productive en terme de résultats, puisque une prise de pouvoir autoritaire ne ferait que remplacer la coercition d’une minorité par une autre, pas plus légitime que la première (un clan à la place d’un autre). Et je rejette évidemment les moyens démocratiques, pour les mêmes raisons (bien que je sois pragmatique, et que les conditions actuelles m’imposent de tout de même voter « pour le moins pire », c’est-à-dire le moins autoritaire, donc celui/celle qui permettra au mieux l’initiative individuelle, et par là la création et le développement d’alternatives efficaces à l’état et au capitalisme, donc de contre-pouvoirs).

Les alternatives à l’état et au capitalisme que je conçois et/ou défend, voire que expérimente, sont basées sur la possession mutuelliste, c’est-à-dire la propriété individuelle sans la nue-propriété (et donc sans la rente que celle-ci permet), et sur la création de coopératives indépendantes de consommateurs, pratiquant entre elles et entre leurs membres le libre-échange, avec l’utilisation de systèmes monétaires et bancaires associatifs et coopératifs, dégagés de l’emprise de l’état. Ce que je cherche à promouvoir, ce sont, au maximum, des formes d’économies libres, dégagées de l’état et de toute forme de planification et d’interventionnisme, mais qui soient débarrassées de toute forme d’usure (impôt, intérêt) ou de rente (loyer, plus-value). De manière, au maximum, à rendre les échanges économiques plus justes.

La justice et la non-intervention :

Cette philosophie de la non-intervention que j’ai faite mienne consiste à refuser toute forme de planification sociale ou économique, et même au-delà (écologique, agraire). La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la plupart d’entre nous d’intervenir dans la vie économique et politique autrement qu’individuellement, afin d’imposer des règles collectives, qui en fait n’ont rien de collectives, puisqu’elles proviennent non pas d’un consensus ou d’une unanimité, mais uniquement de l’avis d’un seul individu ou d’un groupe minoritaire d’individus. Toute règle collective autre qu’intrinsèque est donc nécessairement une coercition, et est génératrice de déséquilibres et de conflits.

A l’inverse, l’absence de règle collective laisse le champ libre à la moindre petite étincelle d’initiative, d’autodétermination, de distinction, de confrontation, de rivalité, de concurrence, de contrefaçon, de mimétisme, de coopération, d’association, d’échange, de partage, etc.. Chaque personne est à la fois un pouvoir et un contre-pouvoir, chaque acte est à la fois une action et une réaction. Et par un jeu de rétroactions, positives ou négatives, cette liberté permet l’émergence d’un « ordre », d’un équilibre contingent : chaque acte est naturellement mis en balance par un autre, qui rétroagit, la coopération mettant en balance la rivalité, l’échange mettant en balance l’appropriation, etc.. Et plus la diversité des acteurs et de leurs stratégies est grande, plus l’équilibre contingent qui en résulte est effectif. Cet équilibre, cet ordre contingent, est la justice même. Et cette justice n’est pas une loi universelle que nous devons respecter, mais une harmonie de l’absence de loi, dont nous devons simplement prendre conscience.

23 Réponses to “Pourquoi ce blog”

  1. freeman Says:

    La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la « plupart d’entre nous » d’intervenir dans la vie économique et politique autrement qu’individuellement, afin d’imposer des règles collectives, qui en fait n’ont rien de collectives, puisqu’elles proviennent non pas d’un consensus ou d’une unanimité, mais uniquement de l’avis « d’un seul individu ou d’un groupe minoritaire d’individus ».

    Donc finalement la plupart d’entre nous sont un seul individu ou un groupe d’individus?

    et moi qui pensais que La plupart des maux de nos sociétés découlait directement de ce que certains d’entre nous héritent ou dérobent au lieu de mériter, les autres n’étant que des victimes dupées .

    • Ramite Says:

      Certaines personnes, même si elles sont rares, refusent de participer à l’instauration de règles collectives autres que volontairement consenties.

      Ceux qui dérobent, ceux qui volent, croient toujours le faire pour la bonne cause. De même, ceux qui font la guerre croient toujours mener une guerre « juste ».
      Et ceux qui méritent ? Qui méritent aux yeux de qui ? Le mérite est une valeur exclusivement subjective.
      L’héritage, par contre, est un fait social universel, qu’il soit individuel ou collectivisé. Tout comme la propriété. Et là aussi, je ne vois pas en quelle raison obliger des individus à appliquer une gestion plutôt qu’une autre. A chacun de son libre choix.

      • freeman Says:

        Merci pour l’accueil
        « La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la « plupart d’entre nous » d’intervenir dans la vie économique et politique autrement qu’individuellement, afin d’imposer des règles collectives »
        « Certaines personnes, même si elles sont rares, refusent de participer à l’instauration de règles collectives autres que volontairement consenties.  »
        je n’ai encore pas compris à quoi sont du, selon toi, La plupart des maux de nos sociétés?
        Est-ce du à la plupart d’entre nous comme tu le dis
        ou à de rares individus? (ou groupe minoritaire d’individus)

        • Ramite Says:

          A cause de toutes les tentatives d’imposer des améliorations collectives, qu’elles soient morales, religieuses, politiques, économiques, sociales, matérielles ou immatérielles. A cause de tous ceux qui pensent que les humains ont des tares, des défauts, et qu’il faut combattre ces défauts en érigeant des lois, des contraintes, des morales ; en réprimant des comportements, en régulant des échanges, en établissant des valeurs de bien et de mal, et en imposant le respect de ces valeurs.
          C’est dû à la majorité d’entre nous, avec différentes valeurs selon les individus. L’ensemble de la politique n’est rien d’autre qu’une jouxte entre différents individus qui tentent d’imposer collectivement leurs valeurs. Et l’ensemble des institutions sont des organismes construits pour imposer collectivement ces valeurs, pour intervenir d’une manière ou d’une autre dans la vie des individus qui constituent les sociétés.

  2. freeman Says:

    « A l’inverse, l’absence de règles collectives laisse le champ libre à la moindre petite étincelle d’initiative, d’autodétermination, de distinction, de confrontation, de rivalité, de concurrence, de contrefaçon, de mimétisme, de coopération, d’association, d’échange, de partage, etc..
    Chaque personne est à la fois un pouvoir et un contre-pouvoir, chaque acte est à la fois une action et une réaction.
    Et par un jeu de rétroactions, positives ou négatives, cette liberté permet l’émergence d’un « ordre », d’un équilibre contingent : chaque acte est naturellement mis en balance par un autre, qui rétroagit, la coopération mettant en balance la rivalité, l’échange mettant en balance l’appropriation, etc.. Et plus la diversité des acteurs et de leurs stratégies est grande, plus l’équilibre contingent qui en résulte est effectif. Cet équilibre, cet ordre contingent, est la justice même. Et cette justice n’est pas une loi universelle que nous devons respecter, mais une harmonie de l’absence de loi, dont nous devons simplement prendre conscience. »

    Appliqué au commerce, cela pourrait être la devise d’une l’université de Chicago, section économie de marchés, la dérégulation à son paroxysme .

    • Ramite Says:

      Sauf que l’école de Chicago n’a rien de libérale, et aucune volonté de dérégulation de l’économie. L’école de Chicago a été fondée par d’anciens libéraux, qui ont préféré abandonner le libéralisme, au profit d’un interventionnisme, d’une planification capitaliste de l’économie, avec moultes régulations économiques, via le FMI, la banque mondiale, ou l’OMC. Avec en outre la complicité de la social-démocratie. L’école de Chicago n’a rien à envier au stalinisme.

      • freeman Says:

        -« A l’inverse, l’absence de règles collectives laisse le champ libre à la moindre petite étincelle d’initiative, d’autodétermination, de distinction, de confrontation, de rivalité, de concurrence, de contrefaçon, de mimétisme, de coopération, d’association, d’échange, de partage, etc.. »

        Ce sont les règles même du libre échange non? la dérégulation incarnée il me semble , c’est du néolibéralisme non?

        • Ramite Says:

          Mais le néolibéralisme n’a rien à voir avec un quelconque libre-échange : les néo-libs ne libéralisent rien, ils privatisent les services publics au profit de l’élite déjà en place, à laquelle ils offrent ensuite le soutient de l’état, via des subventions, des prêts sans intérêts, des garanties, des crédits d’impôts, des exonérations de charges, etc. Cela n’a rien de libéral, c’est de la planification élitiste.
          Cette explication mériterait un article à part entière, que je n’ai pas le temps d’écrire en ce moment, mais c’est promis, je m’y attèlerai prochainement. 😉

    • Ramite Says:

      Et bienvenue quand même 😉

  3. freeman Says:

    « La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la plupart d’entre nous »

    Je reste persuadé que ceux qui héritent de l’outil de production de pères en fils et plus généralement l’élite financiaro-industrielle sont les seuls responsables. ceux qui, comme bill gate, dérobent une idée ou une technologie qui leur permet de s’enrichir, finissent de la même façon.

    Les autres, structurellement impliqués de part leur naissance dans une « démocratureMédiatique » ne sont que des victimes de l’illusion commune.
    Ce sont des esclaves.
    et ils sont prêt à mourir pour protéger leur cage. N’ayant pas d’autre perspectives que celles que l’on a de l’intérieur.

    nous ne sommes responsables des maux de notre société qu’à partir du moment ou nous collaborons en connaissance de cause.
    En tout cas c’est mon point de vue actuellement.

    Je ne pense pas qu’il soit bon de culpabiliser ainsi les gens, ça ne peut que les asservir encore plus.
    Au contraire il faudrait leur faire comprendre à quel point ils sont des victimes, les éveiller, afin qu’ils prennent en main leur avenir, qu’ils changent et surtout qu’ils s’opposent à l’élite de façon constructive.

    Je te suggère de chercher la chaine youtube de ThePlot911 et visionner « l’éveil » c’est la première vidéo qui s’ouvre automatiquement

    • Ramite Says:

      J’impute tout comme vous une lourde responsabilité à cette élite financiaro-industrielle, simplement j’y ajoute une nuance : Bill Gates est-il lui-même directement responsable du hasard bio-géographique qui lui a permis de naître et de grandir aux usa, d’être un précurseur de l’informatique, de concevoir des systèmes d’exploitations qu’il a pu commercialiser, et de faire prospérer ces inventions comme il a pu le faire ? Ou bien ceux qui sont responsables de cette situation d’oligopole ne sont-ils pas plutôt ceux qui, aux mains de l’état, ont protégé la « propriété intellectuelle » de ses inventions, empêchant la concurrence de contraindre Bill Gates à baisser ses prix et par là ses dividendes ? Cette élite politico-financière (dont il fait désormais partie), qui a utilisé l’argent et la puissance de l’état pour s’approprier les ressources de pays moins puissants, et pour financer les infrastructures d’acheminement de ces ressources, ce qui a permis aux entreprises états-uniennes d’avoir accès à des matières premières et à de l’énergie à faible coût, et ainsi de prospérer sans obstacle ?

      Je ne culpabilise pas les gens, j’affirme simplement que tenter de remédier à cela par la puissance publique, par la protection régalienne, par des lois et des contraintes, par des régulations ou des faveurs, serait forcément vain. Toute loi n’est faite que pour protéger une élite ; si vous changez la loi, vous ne faites que protéger une élite nouvelle au détriment de l’ancienne. Si vous renoncez à la loi, vous supprimez les élites.

  4. freeman Says:

    Donc dans « La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la plupart d’entre nous » il faut lire : ceux qui votent
    j’ai fini par comprendre mais je pense que si l’on fait partie de ceux qui ne votent pas , cette partie du texte donne l’impression que chacun est responsable , alors il faudrait peut-être préciser un peu car ça culpabilise ceux qui ne votent jamais et ceux qui sont persuadé que le vote est efficace pour choisir une politique économique différente et qui ne demande, peut-être, qu’à comprendre pourquoi ce n’est pas vrai.

    Pour bill gates tout le monde sait qu’il a pompé sur Stève jobs, mais surtout il fait partie de ceux qui héritent (je parle de ceux qui naissent dans des familles de riches bourgeois et non de ceux qui héritent de peccadilles)

    « L’éducation transforme ceux qui hérite en ceux qui méritent »
    il faut comprendre dans cette citation que ceux qui héritent à la façon de bill gate ont de bien meilleures chances que les autres pour se développer, quand on a un père riche et puissant et une mère riche et puissante comme il a eu, on fréquente les meilleures écoles, ce fut son cas et c’est de cette façon qu’il a eu accès à l’ordinateur loué par cette école en avant-première et qu’il a été initié à l’informatique, créant un programme de jeu (car il était de toute façon fort intelligent) avant même que certains ne voient leur premier ordinateur et n’y touche.
    Sans cette famille et cette éducation de luxe, il serait certainement devenu avocat d’affaire comme papa ou directeur de banque et d’entreprises comme maman. En tout cas il avait des facilités que n’ont pas tout le monde, et c’est de plus en plus exact pour ceux qui naissent de nos jours.
    Bien sûr il a eu la chance de naitre là où il est né, mais ça c’est la loterie non ?
    Avec Stève jobs on a un gars qui répond à ta question (Et ceux qui méritent ? Qui méritent aux yeux de qui ?)
    Lui il mérite, à mes yeux.
    il était un enfant abandonné mais doué, et a quitté volontairement les études pour ne pas ruiner ses parents adoptifs , il a appris en autodidacte , il mérite oui aux yeux de ceux qui reconnaissent la valeur du travail personnel nécessaire pour s’enrichir intellectuellement quand on en est réduit à fréquenter les cours gratuits et les bibliothèques de sa ville en l’absence d’internet ne l’oublions pas.

    En ce qui concerne l’école de Chicago (des années 60/70) il doit falloir comprendre que le néolibéralisme, selon toi, est un système de « régulation » en faveur du monopole des multinationales je présume ?
    Si c’est le cas j’estime que tes textes ne sont pas fait pour être compris par le plus grand nombre.

  5. Ramite Says:

    « il doit falloir comprendre que le néolibéralisme, selon toi, est un système de « régulation » en faveur du monopole des multinationales je présume ? »

    Tout à fait.

    « Si c’est le cas j’estime que tes textes ne sont pas fait pour être compris par le plus grand nombre. »
    Oui, mais ce texte n’avait pas valeur à expliquer mes opinions, simplement à les présenter ; je comptais ensuite progressivement ajouter en liens à ce texte d’autres articles explicatifs, plus complets et plus pédagogiques.

    « Pour bill gates […] Bien sûr il a eu la chance de naitre là où il est né, mais ça c’est la loterie non ? »
    C’est ce que je disais ; mais il n’est pas responsable des modalités de cette loterie.

    « Avec Stève jobs […] il mérite oui aux yeux de ceux qui reconnaissent la valeur du travail personnel nécessaire pour s’enrichir intellectuellement  »

    Je suis plutôt du même avis que toi, mais ce n’est qu’une valeur subjective personnelle. Pour des capitalistes, pour qui le mérite se mesure par l’argent, càd par la capacité de production de richesses échangeables, alors Bill Gates est plus méritant : d’avantage de personnes ont plébiscité son mérite en lui achetant ses produits ou services ; ils ont voté avec leur porte-monnaie.

     » Donc dans « La plupart des maux de nos sociétés sont dus à la volonté de la plupart d’entre nous » il faut lire : ceux qui votent  »

    En gros, oui, je pense que tu as compris. Mais en réalité, c’est un peu plus subtil que ça, parce qu’on peut tout de même voter pour celui ou celle qui retirera le plus de lois liberticides. Et puis si c’est pour intervenir dans la vie individuelle et imposer des choix et des méthodes, que ce soit par la voie démocratique ou par l’anarcho-syndicalisme, le résultat est le même. Il suffit en réalité de ne rien imposer à qui que ce soit.

  6. freeman Says:

    Bonjour,

    « « Si c’est le cas j’estime que tes textes ne sont pas fait pour être compris par le plus grand nombre. »
    Oui, mais ce texte n’avait pas valeur à expliquer mes opinions, simplement à les présenter ; je comptais ensuite progressivement ajouter en liens à ce texte d’autres articles explicatifs, plus complets et plus pédagogiques. »

    J’imagine que le plus grand nombre (dont je fais partie) aurait dû supposer cela, je viendrais voir de temps si ces liens apparaissent, je suis curieux de découvrir la suite.

    « Pour des capitalistes,
    pour qui le mérite se mesure par l’argent, càd par la capacité de production de richesses échangeables, alors Bill Gates est plus méritant : d’avantage de personnes ont plébiscité son mérite en lui achetant ses produits ou services ; ils ont voté avec leur porte-monnaie. »

    et pour vous?

  7. freeman Says:

    Bonsoir,

    Dommage, j’aurais aimé avoir le vôtre ; d’avis.
    Savoir si vous partagez leur avis ou si vous en avez un autre,
    plus …Original.

    Après tout, pourquoi ne l’auriez-vous pas communiqué?
    Au lieu de donner celui des capitalistes en exemple…
    Je peux tenter de le dévoiler.

    L’avis des capitalistes n’est pas une référence pour moi en tout cas, c’est toujours simpliste et ça ne fonctionne pas sur de trop petites échelle, sans un certain autoritarisme ou une basse fourberie qui ne prend que sur les esprits simples ou non préparés, ce qui évidement compromet le fonctionnement de ces petits systèmes.

    Oui Je reste persuadé que le parcours de Steve Jobs est plus mérité
    Et si le succès se mesure à la réussite commerciale selon vous ; et bien vous semblez tout simplement ignorer qu’Apple a dépassé Microsoft désormais, et tout en continuant à innover encore grâce aux idées de ce personnage qui a le plus de mérite selon moi, Steve jobs, étant donné qu’il est également à l’origine du logiciel qui fit la fortune de Bill Gates (son subordonné à l’époque des faits).

    Évidement j’aurais pu parler du moment où Steve a été mis à la porte de sa société
    Et où il a créé Pixar sur son « temps de libre» et un autre projet d’envergure et novateur dont j’ai oublié le nom.
    Suite à quoi Apple l’a appelé au secours (car en train de couler) étrange destin n’est-ce pas ?

    Qu’aurait conçu Bill à sa place ? qu’à jamais conçu Bill ? il s’est contenté de payer des personnes à peine capables de superposer de plus en plus de strates à un logiciel dérobé au point que s’en est devenu source de problèmes récurrents qui font la risée de son propriétaire à travers le monde.

    Paul Halen est la personne à qui Bill Gates doit tout, comme toujours il l’a volé lui aussi, il y en a des pages à ce sujet.

    Soit,
    Votre modèle de « vote au porte-monnaie » et de « dérégulation » est libéral… très à droite.
    Et que faite vous de ceux qui n’ont pas vos dispositions intellectuelles?
    Vous en profitez en toute impunité grâce à la dérégulation?
    Car le mutuellisme implique un groupe n’est-ce pas ?

    Mutualiser les outils de production et même les terres nécessite de l’organisation et du bon sens
    Des réunions régulièrement et bien sûr obligatoirement ; cela implique des relations humaines saines.
    Donc des règles écrites pour protéger les moins intellectuellement pourvus de celui qui, non seulement l’est, mais qui en use à la façon d’un Bill Gates.
    Ces règles permettes de réduire les débats relatifs à ce que chacun pense être ses droits ou/et ses devoirs car ces discutions, fort douloureuses, éprouvent la communauté.
    Ces règles écrites aident tout nouvel arrivant à comprendre le fonctionnement de ce système et s’y réfère au lieu de saturer les échanges lors de ses premières réunions.
    Mais également elles aident à définir comment chacun doit occuper son temps afin que certains ne soit pas en mesure de s’accaparer les taches les moins fatigantes, prétextant qu’ils sont plus aptes à résoudre certains problèmes, car les problèmes, tous les problèmes doivent être discutés et non délégué à un soit disant spécialiste ou un petit groupe se réclamant comme tels, tout le monde doit profiter des solutions afin de permettre une rotation de certaines taches données pour compliquées bien que non fatigantes.
    Et ce afin d’éviter de reproduire les errements habituels et garantir la bonne humeur impérative dans une telle entreprise.

    Attention : pour vous seul le résultat compte, c’est un leurre, car Le résultat importe moins que la manière.

    Ne le prenez pas mal mais vous êtes de droite et moi de gauche, ce débat est vieux comme le monde.
    Ce qui m’intriguais en arrivant ici, était de comprendre comment un homme de droite, un libéral, pouvait s’intéresser à ce genre d’organisation qui implique un groupe.
    J’en ai une vague idée désormais, vous avez besoin des autres, quelque chose vous impose les autres,
    Quoi donc? Peu m’importe. ..

    À moins que par mutuellisme vous ne soyez intéressé que par les économies réalisables sur les outils et les terres, sans qu’aucun groupe ne soit formé, chacun travaillant de son côté? Ce serait trop bête ! Mais justifierait votre démarche.
    Vous seriez donc un groupe qui mutualise tout sauf le travail et les bénéfices, « chacun pour sa peau »

    Étrange. Mais Je resterai sans doute sur ma faim après tout.

    • Ramite Says:

      Ainsi tu affirmes à ma place que je suis de droite ; tu saurais donc mieux que moi ce que je suis.
      Tu veux savoir si je préfère Apple ou Microsoft ? Et bien je n’en préfère aucun, j’exècre les deux. Tous deux sont des capitalistes qui utilisent la puissance du lobby militaro-industriel états-unien pour piller les ressources en métaux et en terres rares des pays « pauvres », afin de pouvoir réaliser des tablettes numériques qu’ils vont l’un comme l’autre essayer de me vendre, en tentant de me faire croire par leurs publicités que j’en aurais besoin, pour réaliser ainsi des bénéfices substantiels pour nourrir leurs actionnaires.
      Je sodomise « ton » Steve jobbs (que je ne connais que depuis que tu m’en parle) aussi profondément que « leur » Bill gates. Aucun d’eux n’a un quelconque mérite à mes yeux, pas plus que n’importe qui ou n’importe quoi, car il n’existe aucune valeur de mérite qui « mériterait » d’être généralisée. Le dernier que j’ai entendu proposer de généraliser des valeurs de mérite, c’est un certain Nicolas S., qui lui, ne « mérite » même pas que je le sodomise, pas plus que je lui fasse l’honneur de prononcer son nom à voix haute.
      Ai-je dit que pour moi seul le résultat comptait ? Pas que je sache. Je n’ai fait que décrire l’idéologie capitaliste, précisant que pour certains elle a son « mérite ». En aucun cas je n’ai dit que j’y adhérais. Pour moi, le petit internaute qui oeuvre modestement au perfectionnement d’Ubuntu ou de Mozilla Firefox a bien plus de mérite que tes deux capitalistes réunis ; mais cela ne m’autorise pas pour autant à réclamer le monopole d’Ubuntu et de Mozilla.

      Ainsi je ne serais pas de gauche selon toi ? Je ne serais pas de gauche, sous le prétexte que je n’accepterais pas de me conformer à un groupe et de participer obligatoirement à la rotation des tâches ? De me fondre dans la masse informe d’une communauté au dessein transcendant ?
      Sache pour ta gouverne, que tenter de prévenir les « gauchistes » des risques d’un jacobinisme de gauche ne m’empêche pas de voter pour un Mélenchon pourtant bien républicano-jacobin.
      De plus, je pratique la rotation des tâches et l’idéal coco-lib tous les jours ; tous les jours, au même titre que la plupart des humains, j’oeuvre et me dévoue corps-et-âme à cette entité communautaire à laquelle j’appartiens et qui est universellement dédiée à cet effet : la famille. La famille a des intérêts et un destin d’immanence commune, un bien commun. Toutes les tribus ne sont que de larges familles ; toutes les communautés dignes de ce nom ne sont autres qu’une plus ou moins large cellule familiale. Et comme toutes les familles, les communautés sont toutes des lieux où règnent le patriarcat et les valeurs transcendantes, pour ne pas dire religieuses. Ainsi l’idéal coco-lib rejoint celui des intégristes religieux : tous deux souhaitent la réalisation de ce type de communautés patriarcales, avec ses prêcheurs, ses évangiles et ses doctrines, ses dogmes et ses valeurs de bien et de mal, sa morale et ses normes de conduite. Je pratique cet idéal tous les jours, en bon père de famille ; mais en aucun cas je ne contraindrai mes enfants à rester dans ce cadre lorsqu’ils seront adultes et autonomes ; et en aucun cas je n’accepterais de me comporter en bon père de famille avec d’autres adultes, libres et autonomes, fusse-t-il en père de famille aussi démocrate que possible comme c’est le cas avec les miens.
      Cela ferait de moi un homme de droite à tes yeux ? Et bien soit. En effet, je n’ai pas besoin du collectif. Je n’accepte de collectif que si celui-ci m’apporte plus d’avantages que d’inconvénients, et s’il en est de même pour tous ceux qui y participent et/ou y contribuent. Si ce n’est pas le cas, alors le collectif n’est que vol, usurpation, escroquerie ; qu’il soit de gauche comme de droite. Le capitalisme a besoin d’un état, tout comme le communisme a besoin d’une morale : deux collectifs tout aussi autoritaires l’un que l’autre. Le mutuellisme n’implique pas un groupe, mais des individus ; sur la base d’une relation d’équivalence et de réciprocité, sans contrainte aucune.
      Mais tu as raison, je dois être de droite…

  8. freeman Says:

    Bonsoir,
    « Ai-je dit que pour moi seul le résultat comptait ? »
    Il suffisait de relire vos messages pour comprendre que seul le résultat compte à vos yeux. quitte à utiliser la logique capitaliste s’il le faut.

    « Je n’accepte de collectif que si celui-ci m’apporte plus d’avantages que d’inconvénients » :
    Voilà je parle de ce genre de petites phrases, très mathématiques, très pragmatique
    Le « collectif » c’est tout bonnement votre propre espèce. !!
    Il y a des hommes des femmes et des enfants ! Avec leurs faiblesses.

    Je trouve donc que votre réaction est une minable tentative pour dissimuler un égo surdimensionné
    Le mutuellisme est forcément un avantage à vos yeux (rire) :
    Profiter des outils des autres en les mettant en commun, vos voisins doivent vous craindre (rire) si les portes sont souvent fermé ces derniers temps : c’est normal, à l’ouïe du bruit de vos gros sabots, ils se barricadent (rire) et vous vous apportez un râteau comme outils en commun ? (rire)
    Cela explique que vous ne soyez pas plus humain qu’une calculatrice de poche

    Ce n’est pas la recherche du dialogue qui vous pousse à écrire sur un blog,
    mais l’envie d’être vu, être lu.
    Pour exposer votre « logique infaillible » vos certitudes.

    Oui de droite et mégalo en plus, un homme politique quoi ! (rire).

    • Ramite Says:

      «  Le « collectif » c’est tout bonnement votre propre espèce. !!
      Il y a des hommes des femmes et des enfants ! Avec leurs faiblesses.
       »

      …et des petits zoiseaux.
      Désolé, mais pour moi, il n’y a que des individus ; le collectif n’est qu’un fantôme.
      Et quand bien même, que fais-tu donc de plus que moi pour ce collectif ? Rien, sans doute. Ou alors des choses contre-productives à plus ou moins brève échéance, comme la plupart des gens de ce monde. Et soi-disant de manière désintéressée.

      «  Ce n’est pas la recherche du dialogue qui vous pousse à écrire sur un blog, mais l’envie d’être vu, être lu. Pour exposer votre « logique infaillible » vos certitudes.
      Oui de droite et mégalo en plus, un homme politique quoi ! (rire).
       »

      Je suppose que c’est une plaisanterie ? Tu viens chez moi me dire que je me trompe et que je suis mauvais (et donc par là tu sous-entends que tu es bon et que tu as raison, a minima plus que moi) ;
      Et c’est moi qui suis mégalo ?

      😀
      Tu m’insultes, tu me juges et me catégorises sans me connaître, et c’est moi qui suis mégalo !
      En effet, c’est risible ! Je comprends que tu te gausses de la sorte, que tu jouisses ainsi de ton méléna. Allez, on reproche toujours aux autres ce que l’on a trop tendance à être, car les défauts que nous renvoie notre propre reflet nous sont insupportables ! Autrement dit et pour que tu comprennes mieux : « c’est ç’ui qui dit qui y est ! ».

      Ouvre un dictionnaire. Si j’étais mégalo, je ferais comme toi, j’irais sur les blogs des autres, pour les insulter et leur dire, sans aucune démonstration ni argument, qu’ils ont tort. Pour être vu et lu. Au lieu de cela je reste chez moi, et même si je laisse la porte ouverte, même si cela peut permettre à des gens comme toi de faire semblant de s’y intéresser et de faire semblant de venir débattre, je ne vais pas emmerder mes voisins chez eux.
      « Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint, se borne à ne pas trop emmerder ses voisins » (Brassens)

      Si j’étais mégalo, j’affirmerais détenir la solution aux problèmes des autres. Or j’affirme justement le contraire : je ne suis certain que d’une seule chose, c’est que je me trompe forcément, et que donc mes solutions ne valent que pour moi. J’ajoute simplement que beaucoup de gens croient détenir la solution collective, et que c’est peut-être là qu’est le problème, cette lutte antagoniste pour la résolution des problèmes collectifs. Je réclame simplement que personne n’impose à qui que ce soit une quelconque morale, une quelconque politique. Si tu n’es pas d’accord, ou que tu n’es pas apte à comprendre, peu m’importe, mais en tous cas ce n’est pas une raison pour m’insulter.

      Donc, je ne suis pas mégalo, mais tout juste un peu pédant, comme tous ceux qui ont un blog (ou peut-être est-ce une forme d’exhibitionnisme ?).
      En tous cas, tout mégalo que je puisse te sembler être, je ne me suis jamais permis d’insulter qui que ce soit de la manière avec laquelle tu viens de le faire. Lorsque je vais sur le blog de qqun, c’est pour comprendre ses idées, pour saisir ses émotions, parfois pour soumettre quelques idées ; jamais pour juger l’auteur du blog, encore moins pour l’insulter ou lui asséner qu’il est l’incarnation du mal. Au contraire, la seule vertu qui m’anime, c’est l’humilité. Je crois fermement que chaque personne agit sincèrement du mieux qu’elle le peut en fonction du contexte dans lequel elle se trouve, tentant toujours d’améliorer les choses. Je crois que toute personne a quelque chose à m’apporter si je fais l’effort de recevoir. Et je m’efforce de comprendre les arguments des uns et des autres, qu’ils soient de droite ou de gauche, de comprendre les raisons de leurs choix et de leurs actes, sans les juger.
      On fait mieux comme mégalo.

      A l’inverse, tout en faisant semblant de vouloir comprendre mes idées, en réalité tu me juges sans me connaître et sans me comprendre. Et en plus tu te trompes, puisque tu es face à l’incompréhension. Tes questions étaient dès le départ insidieuses, tu ne cherchais qu’à obtenir la confirmation des préjugés que tu avais déjà acquis. Tu attends simplement la confirmation de tes certitudes, tu cherches LA phrase qui te permettra de me classer dans la catégorie de ceux qui sont un obstacle à la réalisation de ton idéal collectif, dans la catégorie de ces ennemis qui justifient l’existence de tes problèmes actuels, et qui empêchent la réalisation de cet idéal, au même titre qu’un xénophobe accusera toujours les étrangers d’être la cause de tous les maux. Parce qu’il est tellement plus simple d’avoir un ennemi que de se remettre en question !
      Pire, comme tous les gauchistes emplis de morale, comme tous ces pseudo-libertaires dogmatiques, tu sembles être toi aussi un spécialiste de la critique, pour lequel aucune alternative ne sera jamais suffisante à ses yeux, aucune concession possible entre le paradis rêvé et l’enfer terrestre. Tu critiques toutes tentatives d’alternative au capitalisme, afin d’être certain de pouvoir éviter à tout jamais de participer à l’une d’entre elles, car cela impliquerai de chercher à améliorer progressivement les choses, de faire des concessions, d’accepter le tâtonnement et les erreurs, le risque et les efforts. Comme tous ces pseudo-libertaires, tu ne feras sans doute jamais rien d’autre que de rêver du paradis, et tu laisseras une fois de plus les gens de droite et les capitalistes dominer le monde comme ils l’ont toujours fait, eux dont le pragmatisme leur permet de réaliser leurs rêves de travail et de consommation, de patrie et d’autoritarisme.

      Alors, peut-être que tu t’emmerdes suffisamment dans la vie pour avoir du temps à perdre à aller insulter des gens comme moi, mais ce n’est pas mon cas, et je n’ai pas non plus de temps à perdre dans un non-débat. Ce sera donc la dernière fois que je m’adresserai à toi. Ta démarche ici est purement prétentieuse et arrogante, et elle ne fait que renforcer la consistance de ma thèse. Tu ne « mérites » pas que ma porte te reste ouverte plus longtemps.

      Æternum vale !

  9. freeman Says:

    Bonsoir,
    C’est mieux ainsi en effet, car vous n’avancez pas avec les autres, mais contre eux ou à l’aide d’eux.

    Quand on expose ses idées sur un blog, il faut s’attendre à rencontrer des critiques, c’est naturel.
    Si vous ne retenez qu’une seule idée de cette critique, que ce soit l’idée que ce qui compte réellement est moins l’objectif (comme vos textes et surtout vos réponses l’affirment),que le temps consacré à l’atteindre.

    Ensuite vous finirez par découvrir que l’objectif ne conditionne pas le rapport à autrui… autrement il le gâte.
    On doit s’inscrire dans un rapport aux autres habituel et naturel, au feeling,
    Ainsi un objectif ponctuel devient une simple formalité et non une certaine forme de stratégie qui ne peut que détruire la spontanéité d’une amitié désintéressée.

    L’autre n’est pas un concurrent, sauf quand c’est vous bien sûr (petite pointe pour détendre ^^)

    Une introspection honnête s’impose à vous, plus rapidement vous le comprendrez, et plus vite vous pourrez « construire sans échafaudages ».

    Sur ce, finalement je suivrais vos liens, mais pas pour l’instant, il semble que vous ayez besoin de temps pour refroidir quelque peu. C’est le moins que l’on puisse dire…

    Bonjour chez vous.

    • Ramite Says:

      Bonsoir,
      Comme tu auras sans doute pu le constater, je n’écris jamais à chaud, en tous cas jamais sur mes blogs (ça ne m’arrive que sur des forums).
      Mais c’est vrai que cette fois-ci j’ai mis quelques temps à refroidir 🙂 . Tu as pris pour tous les gauchistes prétentieux et dogmatiques qui m’ont énervé auparavant, malgré que tu n’aies pas été le pire.
      De toutes façons, je ne tiens jamais mes promesses négatives (alors que je tiens toujours mes promesses positives).

      En tous cas, tu n’amènes toujours aucun argument.
      Et puis, je persiste à dire que les reproches que tu me fais sont infondés. Les conseils que tu me donnes inutiles, puisque j’ai déjà un rapport aux autres naturel, « au feeling » ; je fonctionne même uniquement comme cela.

      A mon avis, pour avoir réagi de la sorte, il a dû certainement y avoir une notion que tu n’as pas compris ou qui t’as fait te braquer inutilement.
      Est-ce le terme d’individualisme ? Si c’est le cas, je t’invite à te renseigner sur la pensée individualiste anarchiste, avec des auteurs comme Stirner, ou mieux, comme Anne archet, que j’ai mis en lien sur la page d’accueil du blog. Après on en reparle. A moins que ce ne soit autre chose ?

  10. Fedelib Says:

    Salut Ramite,

    Je viens te proposer une correspondance sur le thème du mutuellisme. J’aimerai beaucoup que nous échangions sur les théories et propositions émises outre-manche qui font énormément défaut en France. Economiquement d’origine communiste, en voie de conversion au mutuellisme, je trouve de plus en plus incroyable qu’au pays de Proudhon ce dernier soit inexistant et surtout incompris et fantasmé.

    En espérant que nous puissions travailler ensemble ainsi que répandre ce riche concept.

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